Cette fonctionnalité n’est pas compatible avec votre navigateur. Ainsi, nous vous conseillons d’utiliser Google Chrome ou Mozilla Firefox.
Header
Loading...

Soudure TIG

La soudure TIG (pour « Tungsten Inert Gas ») est une soudure à l’arc électrique qui s’appuie sur l’utilisation d’une électrode non fusible en tungstène entourée d’un gaz inerte protecteur. Un procédé très prisé des plombiers et des mécaniciens des secteurs automobile et aéronautique.

La soudure à l’arc

Diverses méthodes permettent de souder deux pièces métalliques entre elles. L’une des plus répandues est la soudure à l’arc électrique. Dans ce cas, l’arc électrique remplace la flamme du chalumeau traditionnel. Par définition, la soudure à l’arc s’appuie sur l’élévation de la température des pièces à assembler jusqu’au point de fusion grâce au passage d’un courant électrique alternatif ou continu. Dans les faits :

- le poste à souder ressemble à un générateur doté de deux pôles : l’un des pôles (le pôle positif, sous forme câble raccordé à une pince généralement) est en contact avec l’une des pièces à souder, quand l’autre pôle (le pôle négatif, sous forme de torche de soudage équipée d’une buse) est couplé à une électrode (fusible ou non) qui transporte le courant électrique ;

- lorsque l’électrode frôle la surface de la pièce à souder, cela crée un arc électrique qui chauffe le métal jusqu’au point de fusion.

À noter : l’arc électrique fait fondre éventuellement l’électrode si celle-ci est fusible ; dans ce cas, la matière fondue contribue aussi à la soudure. À savoir : tout contact de l'électrode avec la pièce à souder provoque un court-circuit.

La soudure Tungsten Inert Gas

La soudure TIG - pour « Tungsten Inert Gas » - repose sur l’utilisation d’une électrode non fusible en tungstène entourée d’un gaz plasmagène (ou gaz inerte) protecteur. Puisque l’électrode est non fusible, elle ne fond pas lors de l’opération (elle ne perd pas de la matière au profit de la soudure). Par conséquent, il est nécessaire de lui adjoindre un métal d’apport (sous forme de baguette à souder) dont l’extrémité se place entre le porte-électrode (ou torche à souder) et la pièce à souder. À savoir : les pièces à souder sont des métaux ou des alliages en acier, cuivre, inox, titane, nickel, etc.

Les avantages de la soudure TIG

Les avantages de ce procédé de soudage sont :

- une simplicité d’emploi (après avoir apprivoisé les gestes de base) ;

- un amorçage quasi instantané ;

- un travail rapide et précis, dans toutes les positions ;

- une meilleure protection du bain de fusion ;

- des quantités et des vitesses de soudage plus conséquentes ;

- la quasi-absence de fumées.

Du choix des électrodes de la torche

On distingue plusieurs types d’électrodes non fusibles pour des usages divers :

- l’électrode en tungstène pur (pointe verte) et l’électrode avec oxyde de zirconium (pointe jaune) soudent les alliages d’aluminium (courant alternatif et polarité alternée) ;

- l’électrode en tungstène thorié (pointe rouge) et l’électrode en tungstène cérié, au cérium ou au lanthane (pointe grise), soudent les aciers de construction et les aciers inoxydables (courant continu et polarité directe).

Du choix du gaz protecteur

Le gaz de protection qui transite par la buse diffère légèrement en fonction du résultat souhaité :

- l’argon pur est le plus courant ;

- l’argon mélangé à de l’hélium permet d’avoir un arc plus puissant pour de meilleures performances de soudage ;

- l’argon mélangé à de l’hydrogène développe encore plus d’énergie pour une meilleure pénétration de la fusion, et un cordon de soudure plus esthétique ;

- l’argon mélangé à de l’azote est utilisé pour souder des aciers duplex (inoxydables).

Le matériel indispensable

Pour travailler sereinement et correctement, il faut :

Un poste à souder doté :

- d’une unité de contrôle semi-automatique ou automatique pour modifier l'intensité du courant de soudage (en ampères) selon l'arc désiré et le diamètre de la baguette à souder (métal d’apport) ;

- d’un câble terminé par une pince, à relier à la pièce à souder ;

- d’une torche à souder munie d’une buse de 6 à 20 mm de diamètre (en céramique, en aluminium ou en corindon) pour diriger le flux de gaz et accueillir l’électrode en tungstène ;

- d’une bouteille de gaz reliée à la torche à souder par le biais d’une électrovanne pour maîtriser le débit, et d’un détendeur pour réguler la pression ;

- des baguettes à souder (métal d'apport) ;

- des gants, un tablier et un cagoule de soudeur.

Liens intéressants

http://www.rocdacier.com/ressource.n.6/cours-de-soudure-tig-soudage-tungsten-inert-gas-.html

http://poste-a-souder.comprendrechoisir.com/comprendre/soudure-tig

http://www.casa-trotter.com/phpBB3/petit-cours-de-soudage-tig-t3789.html